CARNET DE ROUTE DU ROAD TREE’P 2010

Nuit du 2 au 3 juillet 2010 – Le départ – (Paris – Victoria Gasteiz

Après plusieurs mois de préparation, le rendez vous pour le départ est enfin fixé, 20h à Pierrefitte, mais comme chaque année les participants arrivent au compte goutte de 21h à minuit.

Après avoir rangé le matériel collectif dans les malles, derniers point avant le départ et petit repas improvisé avec les amis venus nous soutenir.

Une fois le chargement des véhicules effectué, nous partons enfin.

3h du matin, le convoi composé de 3 minibus et d’un utilitaire, démarre avec les 28 Road Tree’Peur en direction du domicile d’un des participant, pour garer son véhicule personnel.

5h du matin, après avoir récupéré la carte grise d’un des véhicules, nous prenons enfin la route pour Bamako…

Nous roulons toute la nuit, avec de nombreux arrêts imposés par un tel convoi (pauses toilette, plein d’essence, changements de conducteurs et à 17h, nous arrivons à Bordeaux.

21h30, nous traversons la frontière Espagnole, par Saint Sébastien et nous décidons de continuer jusqu’à Burgos pour nous reposer, mais après avoir fait le plein et avoir improvisé un repas, nous reprenons la route en direction de Burgos.

Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’un des véhicules n’a pas suivi.

Nous avons alors ralenti pour l’attendre jusqu’à ce qu’une patrouille de la Guardia Civil nous arrête et nous impose d’accélérer. Nous apprenons alors que le véhicule en question ne redémarrait plus : du gasoil a été mis au lieu de l’essence sans plomb… Seule solution, purger le réservoir et refaire un plein d’essence.

En attendant, l’autre partie du groupe attend et installe les tentes dans une station service qui se trouve à une dizaine de km plus loin.

Quelques heures plus tard, le groupe est au complet et s’endort jusqu’au lendemain matin.

4 juillet 2010 : Jour 2 (Victoria Gasteiz-Valdepénas)

7h30, réveil difficile, mais sourire aux lèvres malgré la fatigue et la mésaventure de la veille.

Avant de redémarrer en direction du port de Tarifa, nous faisons le point sur la journée de la veille.

9h30, le convoi reprend la route et arrive 6h plus tard à Madrid, ou nous faisons une pause d’1h30, pour manger et faire quelques courses.

20h30, pause dans une station service de Valdepénas pour acheter les billets de bateau pour Tanger.

Un choix s’impose : soit on continue jusqu’au port avec une arrivée au Maroc prévue pour 2h du matin, soit on s’installe dans la station service pour se reposer et repartir le lendemain matin.

Après un vote animé, il est décidé, à une voix d’écart, de continuer jusqu’au Maroc.

21h30, les papiers de l’un des véhicules ont disparu…. Après 2h de recherche intensive, un homme travaillant dans la station et prénommé Adim nous propose de nous accompagner au commissariat pour effectuer une déclaration de perte (en espérant que cela fonctionne à la douane…) et nous offre la possibilité de se doucher et dormir dans son appartement.

22h30, alors que nous étions garés devant le commissariat, nous retrouvons les papiers du véhicule en question… bien rangés dans un autre véhicule….

2h du matin : Le groupe s’est alors divisé en 2 : les uns dormant chez Adim, les autres campant un peu plus loin dans la rue.

Ne pouvant nous expliquer autrement les mésaventures nous ayant empêchant de reprendre la route 2 soirs de suite, nous y avons vu des signes, empreints de mysticisme : peut-être ne devions nous pas prendre la route, peut-être sommes nous protégés….

5 Juillet 2010, Jour 3 (Valdepénas-Tanger)

13h30. Après avoir accompagné Adim à son travail et l’avoir chaleureusement remercié, nous devions nous rendre à Tarifa pour rejoindre le Maroc. Mais nous nous dirigeons finalement vers Algeciras après avoir appris qu’il y avait une attente de 3 jours au Port de Tarifa.

21h30, arrivée au port. Nous avons pris le bateau de 23h30 et sommes arrivés à Tanger à 00h30.

Alors que nous nous apprêtions à aller faire nos formalités d’entrée au Maroc, les douaniers nous ont arrêtés. Après leur avoir expliqué l’objet de notre voyage et avoir présenté l’association pour éviter la décharge des véhicules et leurs fouilles, les douaniers nous ont redirigés vers les postes où nous devions effectuer les formalités.

1h30, départ vers le centre de Tanger à la recherche d’un hébergement. Nous avons trouvé un petit hébergement pour y passer la nuit.

6 Juillet 2010, Jour 4 (Tanger-Rabbat)

 

10h30, réveil au Maroc… Après avoir mangé, nous prenons la route à 15h pour Rabbat.

16h, arrêt dans une station service pour faire le plein d’essence. Mais au moment de reprendre la route, problème : du gasoil a de nouveau été mis dans le véhicule…encore… Il a donc fallu vider entièrement le réservoir et le remplir.

18h, au moment de repartir, un homme a fait une crise d’épilepsie ce qui nous a retardé un peu plus encore.

19h, réel départ pour Rabbat où nous arrivons à 21h30. Après avoir cherché dans toute la ville un lieu pour dormir et n’avoir rien trouvé, nous nous sommes dirigés vers Médiya Plage, une petite ville à 30 km de Rabbat, où nous avons trouvé un camping.

Une vraie nuit de sommeil avec une vraie douche nous attend….

7 Juillet 2010, Jour 5 (Médiya Plage)

Journée de repos bien méritée après ces 3 premiers jours de folie…

Le réveil s’est fait au compte goutte, ensuite petit déjeuner, animation musicale, slam, photos, plage, sieste, lessive…

Et dans quelques minutes nous allons aller déguster des spécialités locales dans un petit restaurant… Nous n’oublierons pas de manger pour vous ! A demain

8 Juillet 2010, Jour 6 (Médiya Plage – Marrakech)

 

7h30, réveil du groupe pour un départ à 9h30 vers l’ambassade mauritanienne de Rabbat afin d’y obtenir nos visas et prendre la route en direction d’Essaouira.

11h, sur le chemin, nous nous arrêtons à la pépinière Assalame pour y prendre quelques plants d’arbres. Nous y faisons alors une très belle rencontre avec le propriétaire, Assou Gouizi, et sa famille. Il nous accueille chaleureusement et nous propose de visiter sa pépinière de trois hectares. Amoureux des arbres et des plantes, il a arrêté ses études pour ouvrir sa propre pépinière qui fonctionne depuis, sans aucune aide gouvernementale.

Comble de l’ironie, sa pépinière est située face à un terrain où nous voyons des hommes couper des arbres : Assou nous explique qu’il y avait là, avant, une forêt. Il y vit avec sa femme et ses enfants dans une maison écologique faite de matériaux naturels comme le bois, l’argile….et équipée de panneaux solaires. Il nous a proposé, avec l’hospitalité et l’esprit solidaire que nous avons pu observer au Maroc jusqu’à présent, de nous héberger chez lui pour quelques jours. Mais devant nous rendre rapidement à Rabbat pour nos visas et ayant un programme assez chargé, nous avons décliné son offre, en gardant toutefois son contact pour les prochaines éditions….

12h30, arrivée à Rabbat mais une grève des médecins, bloquant l’avenue principale, nous a retardé. Nous rejoignons finalement l’ambassade à 13h et récupérons, à 17h, nos 28 visas, grâce à l’un de nos contacts à l’ambassade de Mauritanie en France. 23h, nous arrivons à Marrakech. Ayant décidé de ne plus nous rendre à Essaouira, faute de temps, nous dormons finalement dans un camping, trouvé sur le pouce, à l’entrée de Marrakech.

9 Juillet 2010, Jour 7 (Marrakech – Oumifiss)

11h30, départ du convoi vers Oumifiss, en passant par Guelmin, où notre partenaire Mustapha, de l’association Aïcha. La route commence alors à nous offrir de très beaux paysages, entre un désert semi-aride et une traversée de villes et villages situés dans les montagnes. 22h, arrivée à Oumifiss où Mustapha nous a réservé un excellent accueil. Autour de petits gâteaux, il nous détaille le programme de notre visite à Oumifiss (plantations, visite d’un souk de chameaux, visite de la Plage Blanche et d’une piscine thermale, rencontre avec la population, organisation d’un concours sur les connaissances de Road Tree’P et d’Aïcha en matière d’environnement, soirée festive et échange culturel avec des artistes locaux…). Il nous conduit ensuite dans un lieu où nous pouvons camper librement et où un bon repas nous attend (nombreux sont ceux d’entre nous qui ont découvert la viande de chameau). 3h du matin, après avoir mangé, nous nous réunissons autour d’un feu pour une session slam et musique. Nous avons tous hâte de pouvoir commencer à planter !

  

10 Juillet 2010, Jour 8 (Oumifiss – Guelmim)

Une partie du groupe décide de se rendre dans un souk de chameaux à Guelmim tandis que l’autre partie reste au camp pour se reposer. A peine 5 mn’ après être sortis de la voiture, le groupe ressent une chaleur écrasante qui l’oblige à rentrer.

18h, nous nous rendons au siège de l’association Aïcha où nous sommes reçus par le président de l’association, des membres de l’association, le chef de la commune ainsi que des villageois.

Un quizz sur l’environnement est alors organisé pour tester les connaissances de chacun, et sensibiliser, par le même biais, les villageois présents aux enjeux environnementaux. 2 membres de Road Tree’P et 2 membres d’Aïcha y répondent… Résultat : ex-æquo.

19h30, premières plantations du groupe Road Tree’p : 30 Casuarinas et 30 Caroubiers.

Nous avons également remis au responsable de l’association une vingtaine de Parrain’Arbres

(Prise en charge des frais de scolarité d’un enfant pour un an, qui devra planter 5 arbres et les entretenir) ainsi que le financement de 150 arbres.

20h30, Mustapha nous montre le résultat des plants réalisés par le groupe Road Tree’P de l’année dernière : les palmiers, les oliviers et les casuarinas ont bien poussé….

22h : retour au camp où nous dînons et nous réunissons autour d’un feu, avec nos hôtes,  et communiquons grâce au langage universel : la musique.

11 Juillet 2010, Jour 8 (Plage Blanche – Oumifiss)

10h, nous apprenons qu’un veau est né dans la nuit et qu les fermiers l’ont baptisé Road Tree’P…

Journée de détente nous permettant de nous rafraîchir à la Plage Blanche, connue dans la région pour ses forts courants et son eau très salée.

Plus nous nous approchons des portes du Sahara, plus la chaleur devient intense. Nous commençons à ressentir les effets de la soif, situation nous permettant de reprendre conscience de l’importance de l’eau, de sa valeur et de ses bienfaits.

19h, retour au camp et première crevaison

23h, nous sommes invités à manger dans un gîte rural, tenu par un ami du propriétaire du camp dans lequel nous dormons.

12 Juillet 2010, Jour 9 (Oumifiss – Laâyoune)

9h, réveil, petit déjeuner et départ d’Oumifiss pour une longue journée en direction de Boujdour, quelques 800 km à parcourir. Nous remercions, avec émotion, nos hôtes de nous avoir si bien accueillis et prenons la route.

Le paysage sur la route change pour laisser place, petit à petit, au désert bordé par l’océan, magnifique…

19h, après plusieurs heures de conduite, nous décidons finalement de nous arrêter, plus tôt que prévu, quelques kilomètres avant Laâyoune, pour camper dans le désert près d’un lac de sel et d’une cascade, où un vent  frais et un ciel étoilé nous attendait.

 

13 Juillet 2010, Jour 10 (Laâyoune – Dakhla)

10h, départ du camp pour Dakhla, à environ 500 km de Laâyoune et à 368 km de la frontière mauritanienne…

En passant par Laâyoune, très jolie ville où nous nous arrêtons quelques minutes. Nous approchons du désert….

Les contrôles de la gendarmerie s’intensifient et une première tentative de corruption par les policiers a eu lieu, à laquelle nous avons bien évidemment répondu par la négative.

Afin de perdre le moins de temps possible, nous avons préparé les documents nécessaires. Mais malgré les dispositions que nous avons prises, les contrôles peuvent parfois être longs avec des demandes auxquelles nous ne pouvons pas nous préparer : vers 21h, un gendarme a demandé l’ADN du responsable du groupe….

22h, arrivée à Dakhla où un ami de Mustapha, notre partenaire marocain, nous accueille dans un centre d’hébergement pour passer la nuit.

14 Juillet 2010, Jour 10 (Dakhla – Nouâdhibou)

11h, départ du groupe pour la Mauritanie, en espérant passer la frontière avant 18h.

Pendant plusieurs heures, nous roulons sur une route où le paysage ne change pas : des kilomètres de désert plat, caillouteux et de steppe. Le temps nous paraît long mais nous arrivons plus tôt que prévu aux frontières, aux alentours de 16h30.

Les contrôles de la gendarmerie à la sortie du Maroc se font assez simplement et après 1h30, nous sortons du Maroc pour nous diriger vers la Mauritanie.

Mais avant d’arriver, nous devons passer le No Man’s Land, situé entre le Maroc et la Mauritanie : quelques 6km n’appartenant à aucun des deux pays, 6km de néant, pas de route, pas de piste… juste des carcasses de voitures et des déchets.

18h, nous arrivons à la frontière mauritanienne où nous sommes à nouveau surpris de la simplicité des formalités, malgré deux nouvelles tentatives de corruption de la part des gendarmes.

22h30, nous arrivons à Nouâdhibou où nous trouvons une auberge pour dormir.

15 Juillet 2010 – Jour 12 (Nouâdhibou – Nouakchott)

 

12h, l’un des employés de l’auberge dans laquelle nous avons passé la nuit appartient à une association qui s’occupe des enfants des rues. Après nous avoir expliqué son travail, nous abordons la question de l’environnement. Il nous apprend que les sols mauritaniens sont déboisés en raison notamment du fait que le climat de la Mauritanie est extrêmement venteux, entraînant la brisure et l’assèchement des plants. Une solution serait de construire des abris autour des arbres pour parer au vent mais les tempêtes de sable, favorisées par les vents forts,  forment des dunes sur les abris et étouffent les arbres.

De plus, les sols étant très salés,  peu d’arbres ou de plantes peuvent y pousser.

   

15h30, le convoi prend la route pour Nouakchott, route sur laquelle s’enchaînent les contrôles de gendarmes, espérant bien souvent obtenir de l’argent de notre part. C’est ne pas connaître notre détermination à ce sujet : nous ne donnons pas un sou…

 

21h30, arrivée à Nouakchott où nous posons nos bagages pour deux nuits à l’auberge Menata.

16 Juillet 2010 – Jour 13 (Nouakchott)

 

10h, départ pour l’école publique Obohorera dans le quartier de Dar Naïm à Nouakchott où notre partenaire mauritanien, l’ONG Arbres,  nous accompagne pour planter des arbres.

Nous sommes accueillis par de magnifiques enfants mauritaniens qui resteront avec nous toute la journée.

Nous commençons par creuser des trous tout autour de la cour de l’école.

La première chose que nous remarquons, au-delà de la sécheresse, est la saleté des sols, emplis de déchets. Un vrai travail de sensibilisation sur la gestion des déchets dans toute l’Afrique de l’Ouest reste à mener…

 

Après plus de quatre heures de coups de pioche et de pelles, le visage, les cheveux et le corps recouverts de sable, nous ajoutons du fumier à la terre et au sable pour y planter des Neems. Le Neem est un arbre permettant de couper les vents. Il possède différentes vertus qui sont utilisées dans la pharmacopée, pour le phytosanitaire. Il sert  aussi d’insecticides et son feuillage fertilise les sols et donne une ombre épaisse et très rafraîchissante. Ses feuilles très riches en quinine, ne sont pas mangées par les chèvres mais sont utilisées en décoction pour lutter contre le paludisme. Sa croissance est très rapide (2 à 3 m par an).

 

Puis, nous attaquons la création d’un jardin, au milieu de la cour, où nous plantons des Luttonuas, des Troëns, des Atriplexs ainsi que des Lauriers roses.

18h, nous terminons notre journée par une partie de football, de volley-ball et de la danse avec les enfants avant de retourner à l’auberge.

00h, une partie du groupe accompagne à l’aéroport de Nouakchott,  trois de ses membres qui doivent rentrer en France avant la fin de l’aventure.

 

Bilan de l’opération Nouakchott :

 

Plantation de 112 Neems. Création d’un jardin au milieu de la cour, avec la plantation de 100 Luttonuas, 35 Troëns, 20 Atriplexs ainsi que 20 Lauriers roses.

De plus, 63 enfants ont de plus été parrainés dans le cadre de l’opération Parrain’Arbres, 33 filles et 30 garçons.

 

17 Juillet 2010, Jour 14 (Nouakchott – Alèg)

 

14h30, départ du convoi vers Alèg où nous passerons la nuit.

En effet, très fatigués, nous avons décidé d’ajouter une étape sur notre route afin de nous reposer un peu, plutôt que de rejoindre directement Kiffa.

 

21h30, nous arrivons à Alèg, petite ville de Mauritanie nous laissant, pour beaucoup d’entre nous,  la même impression que les autres villes mauritaniennes traversées : précaire, sans électricité et avec un sentiment d’insécurité.

Les contrôles de la gendarmerie ont continué tout au long de la route, rythmés par quelques tentatives de corruption.

18 Juillet 2010, Jour 15 ( Alèg – Kiffa – TînTâne)

 

7h, après avoir veillé tout la nuit sur nos véhicules devant l’auberge où nous dormions, des policiers nous accompagnent jusqu’à la sortie de la ville et  nous prenons la direction de la ville mauritanienne d’Ayoun el Atrous.

 

14h, quelques minutes avant d’arriver à Kiffa, première panne d’essence : toutes les stations services rencontrées ces deux derniers jours ne dispose que de gasoil alors que l’un de nos véhicules nécessite de l’essence sans plomb.

Plus l’on entre dans les terres, plus la chaleur devient lourde. Mais le groupe, déterminé à atteindre la frontière mauritano-malienne, reprend la route vers Ayoun.

 

21h, nous arrivons à Tintâne, un petit village avant Ayoun, où un barrage de police nous interdit d’aller plus loin pour la nuit, pour des raisons de sécurité. Ils nous disent suivre l’avancée de notre convoi depuis un moment et nous demandent de ne pas aller plus loin.

Nous réussissons toutefois à négocier qu’ils nous laissent entrer dans la ville et passons la nuit chez l’habitant où nous passons une très belle nuit, tous sur une même natte à la belle étoile, avant de reprendre la route en direction du Mali.

19 Juillet 2010, Jour 16 (Tintâne – Nioro du Sahel)

 

7h, départ du convoi vers Ayoun, puis Nioro.

 

15h, arrivée à la frontière mauritanienne où une dernière tentative de corruption de la part des agents mauritaniens a lieu.

 

16h, nous arrivons au Mali où les formalités d’entrée se déroulent très bien.

 

18h, nous rejoignons une auberge où les Road’Treepers pourront se laver et se reposer

21h, nous rencontrons le collectif des associations des jeunes de Nioro du Sahel, qui nous présente un projet de reboisement et décidons de les soutenir dans leur démarche en finançant 500 plants d’arbres.

Mardi 20 Juillet, Jour 17 (Nioro – Lany)

 

10h, Buff musical improvisé par certains membres du groupe en attendant que l’un des véhicules revienne d’une révision.

13h, départ de Nioro en direction de Lany, un village malien, partenaire de l’association Road Tree’P et dans lequel nous sommes attendus pour planter des arbres.

1h du matin, nous approchons de Lany et quittons la route goudronnée pour suivre un peu plus de 20km de piste (route de terre, sans goudron, et parsemée de nids de poule) et rejoindre le village. A quelques kilomètres de Lany, nous nous trouvons face à une étendue de boue sans autre alternative que celle de la traverser.

Nous descendons donc tous des véhicules pour laisser les chauffeurs prendre de l’élan et passer. Le groupe suit les véhicules en traversant à pied et c’est vers 2h du matin, les pieds et jambes recouverts de boue, que nous arrivons à Lany où nous sommes accueillis chaleureusement.

Mercredi 21 Juillet, Jour 18 (Lany)

 

8h, Réveil du groupe.

Avant de partir planter le chef de village et une délégation de la mairie, sont venus nous remercier et nous encourager pour notre action.

 

9h30, départ pour le champ, avec de nombreux habitants du village.

Nous allons d’abord visiter les plantations de l’an dernier. Nous constatons que le bilan est plus que positif. En effet sur les 480 arbres plantés, seuls 20 plants n’ont pas pris.

Le succès de cette opération, est du à l’implication entière des habitants et de la municipalité. Deux emplois ont d’ailleurs été créés pour l’entretien quotidien des arbres.

 

 10h30, après avoir repéré le périmètre de plantation, nous commençons à calculer les distances devant séparer  les pieds de la clôture, ainsi que celles entre les plants d’arbres. Au bout d’une heure de travail, nous nous sommes retrouvés débordés face à l’enthousiasme de la population  et du groupe, pressés  de creuser les trous et de planter les arbres. Résultat, des trous ont été creusés un peu n’ importe où. Nous avons donc du stopper les opérations, reboucher tous les trous et reprendre les calculs.

A ce moment la, un habitant retraité du village, à pris la situation en main, en nous faisant partager  ses  40 ans d’expérience en maçonnerie.

14h, le soleil est à son zénith et nous avons terminé de creuser tous les trous.

La chaleur nous pousse à arrêter et à remettre la suite du travail au lendemain.

16h, départ du groupe, pour la visite d’une coopérative agricole située sur l’autre rive du fleuve Sénégal.

Pour nous y rendre, nous sommes invités à traverser le fleuve sur une pirogue. Le vent, les oiseaux et les magnifiques paysages, nous accompagnent jusqu’à l’autre rive.

A notre arrivée, nous sommes accueillis par un troupeau de zébus, énervés et dérangés par notre présence.

L’un des propriétaires de la coopérative nous fait un historique sur cette coopérative, qui

est née en 1983, de la volonté de 14 personnes immigrées en France, qui souhaitaient retourner au Mali pour développer une activité économique. Après 6 mois de formation agricole, 10000 francs (1500€) d’économies en poche et un soutien financier de plusieurs associations, un espace de 70 hectare leur est attribué. Ils ont alors officiellement créé une coopérative pour y développer  l’agriculture (bananes, oranges, goyaves, maïs, mangues, citron,  céréales, karité…) et l’élevage (zébus, poules, moutons, chèvres…).

La production de céréales est destinée aux familles de Lany et l’arboriculture est commercialisée à travers tous les villages de la commune de Sony.

Le propriétaire nous explique aussi que l’un des problèmes que connait le Mali et plus largement l’Afrique  de  l’Ouest, réside dans le fait que la majorité des jeunes n’est pas intéressée par le travail de la terre, quasiment seule source d’emploi dans les villages. Ils préfèrent immigrer vers les grandes villes et notamment vers l’Europe.

22 juillet 2010, jour 19 (Lany)

9h30, arrivée sur le lieu de plantation, ou une centaine d’habitants du village travaillent déjà sur la clôture.  Nous commençons alors à planter, pendant que d’autres vont  aider les habitants.

Au bout de 3 heures  les plants d’arbres ont tous été plantés, l’arrosage a été effectué et la clôture posée.

Bilan de l’opération : plantation de 100 acacias séyal, financement et dons aux habitants de 50 manguiers, 25 orangers et 25 citronniers.

L’acacia Séyal  est un arbre typique des régions semi-arides africaines, du Sénégal à travers tout le
Sahel jusqu’au Soudan et l’Egypte, en Afrique orientale de la Somalie au Mozambique et en
Namibie. Il a  besoin de 250 à 1000 mm de précipitations par an. Prospère surtout sur les sols argileux et supporte aussi bien des inondations que des sécheresses périodiques avec un craquelage de la surface du terrain. Croît aussi sur les sols pierreux dans les plaines.

Les feuilles et les pousses fraîches sont un fourrage précieux, de même que les fruits, qui sont broutés au sol après avoir été gaulés par les bergers.

L’Acacia seyal fournit aussi de la gomme arabique.

13h, visite de deux propriétés agricoles appartenant à deux villageois de Lany qui ont eux aussi quitté la France pour venir s’installer à Lany pour exploiter leur terres.

L’un d’entre eux, produit des bananes, du piment, de l’aubergine, du citron, de l’avocat, des goyaves, des gombos, du manioc, des pommes de terre… Et l’autre, des mangues, du maïs, de la papaye…

Nous sommes heureux de découvrir toutes ces personnes qui réussissent à vivre de leur exploitations agricoles, sans l’aide de qui que ce soit.

19h, rencontre entre les jeunes de Lany et l’association Road Tree’P, pour échanger autour de problématiques qui leur sont propres : un chômage massif, fuite du village pour immigrer vers les villes ou l’étranger, manque de formation professionnelle, analphabétisme…

Pour répondre à ces problématiques les représentants des jeunes de Lany  souhaitent s’associer à d’autres associations de jeunes Franco-Maliens, pour la mise en œuvre de projets visant à la création d’emplois dans le village.

23 juillet 2010, jour 20 (Lany-Bamako)

7h, dernier au revoir aux habitants et départ du convoi en direction de Bamako qui se trouve à environ 700 km…  Cette dernière étape, s’avère être assez longue et fatigante.

Nous reprenons la piste accidentée pour rejoindre la route goudronnée, mais décorée de nids de poule pendant 300km.

Entre temps, nous déposons deux membres du groupe dans leur village d’origine qui se trouve sur notre chemin.

 

14h, arrivée à Diema, nous  déjeunons, puis reprenons la route pour Bamako.

Les derniers km sont difficiles pour les conducteurs et la fatigue accumulée depuis les trois semaines de route, n’arrangent pas les choses.

 

21h30, arrivée au poste de douane de Kati, situé à une vingtaine de km de Bamako.

22h30, nous arrivons enfin dans la maison.

 

Après 3 semaines de route et plus de 6000 km parcourus,  nous avons planté 467 arbres, financé 750 plants d’arbres qui seront plantés par des partenaires associatifs locaux et des habitants, parrainé 83 enfants dans le cadre de l’opération Parrain’Arbres (1 arbre planté et entretenu par un enfant = Prise en charge de ses frais de scolarité pendant 1 an). Nous avons également financé du matériel de jardinage, des grillages pour les clôtures, pris en charge une partie des frais d’arrosages  des arbres plantés dans l’école publique Obohorera à Nouakchott.

 

Quant à la route, le bilan est plus que satisfaisant, 1 crevaison, 1 panne d’essence, 2 erreurs de carburant, aucun accident, aucun problème avec les autorités (douanes, police, gendarmerie…), malgré les nombreuses tentatives d’extorsion de fonds.

 

D’un point de vue humain, malgré les difficultés inévitables que peut rencontrer un groupe de 28 personnes, 24h sur 24 ensemble et issus de différents milieux, nous pouvons aujourd’hui nous satisfaire du fait qu’il n’y a pas eu de problèmes sérieux. Nous avons tous appris les uns des autres, tant du point de vue humain que culturel.

 

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